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Dans la.detresse les bons amis... Patience l'herbe deviendra du lait.
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27/05/2014 22h13
Il n'est pas un instant où près de toi couchée
Dans la tombe ouverte d'un lit,
Je n' évoque le jour où ton âme arrachée
Livrera ton corps à l'oubli. [...]
Quand ma main sur ton cœur pieusement écoute
S'apaiser le feu du combat,
Et que ton sang reprend paisiblement sa route,
Et que tu respires plus bas.
Quand lassés de l'immense et mouvante folie
Qui rend les esprits dévorants,
Nous gisons, rapprochés par la langueur qui lie
Le veilleur las et mourant,
Je songe qu'il serait juste, propice et tendre
D'expirer dans ce calme instant
Où, soi-même, on ne peut rien sentir, rien entendre
Que la paix de son cœur content.
Ainsi l'on nous mettrait ensemble dans la terre,
Où, seule, j'eus si peur d'aller ;
La tombe me serait un moins sombre mystère
Que vivre seule et t'appeler.
Et je me réjouirais d'être un repas funèbre
Et d'héberger la mort qui se nourrit de nous,
Si je sentais encor, dans ce lit des ténèbres,
L'emmêlement de nos genoux...
Anna de Noailles, Poèmes de l'amour, 1924
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28/05/2014 20h58
Amoureuse au secret derriere ton sourire
Toute nue les mots d'amour
Découvrent tes seins et ton cou
Et tes hanches et tes paupières
Découvrent toutes les caresses
Pour que les ba isers dans tes yeux
Ne montrent que toi toute entière.
Paul Eluard, l'Amour, la poésie , 1929
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28/05/2014 21h09
Tous deux ils regardaient, de la haute terrasse,
L'Égypte s'endormir sous un ciel étouffant
Et le Fleuve, à travers le Delta noir qu'il fend,
Vers Bubaste ou Saïs rouler son onde grasse.
Et le Romain sentait sous la lourde cuirasse,
Soldat captif berçant le sommeil d'un enfant,
Ployer et défaillir sur son cœur triomphant
Le corps voluptueux que son étreinte embrasse.
Tournant sa tête pâle entre ses cheveux bruns
Vers celui qu'enivraient d'invincibles parfums,
Elle tendit sa bouche et ses prunelles claires ;
Et sur elle courbé, l'ardent Imperator
Vit dans ses larges yeux étoilés de points d' or
Toute une mer immense où fuyaient les galères.
José Maria de Heredia, Les Trophées, 1893
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28/05/2014 21h39
![]()
Bonsoir mes Ami(e)s de la belle Poésie et du doux partage,
@ Fra Sophia Squarabee MaJuju Chahine Al et ici tou(te)s d'aventure ...
Comme un petit air de G.B. ....
http://www.youtube.com/watch?v=Wb_4tQ90Muk&feature=player_detailpage
"Quand les Hommes vivront d'Amour" de Raymond LEVESQUE
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Belle aube mes poètes...
Demain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Victor Hugo
oui. on l'a déjà copié-collé. mais c'est si bon à lire. si beau. ad vitam aeternam ![]()
http://www.youtube.com/watch?v=CtIuyaj-YVg&feature=player_detailpage
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voix inchangées
c’était hier
le jour avant celui qui le précède
pourtant
l’eau a coulé sous les ponts
c’est comme ça que l’on dit ?
elles se sont parlé
comme si le temps s’était figé
jadis
elle a toujours cette boucle d’oreille
en argent
donnée par une main d’adolescente
elle l’a conservée dans un écrin
brindille d’un parcours de vie
couleur de sa jeunesse
étourdie
de plaisirs partagés
de dialogues révélateurs
de conquêtes
le temps est élastique
il passe et il revient
immuable
à la pureté des gens qui l’ont nourri
Sybille Rembard,,, Elasticité temporelle
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30/05/2014 21h56
@lajuliette a écrit :
Belle soirée à tous !
Bône soirée la juniette !
Un p'tit dernier pour votre coin des pouets :
[de R. Pierre et J.M. Thibault, que ch'copicol... une fois n'est pas coutume, et peut-être que c'est pas bien connu de tout le monde ?...]
Poème Mérovingien
Ils étaient 20.000 Sigémons sur le mont Triplex… Garangol des gonzcars… ils attendaient la nuit pour placter le Ramuzosse des Zobelles pétrifiés à grands coups de leurs storcks en forme de Michaouères tracnés bien mahousses.
- C’est vrai, c’est vrai.
... Le général Belbutrine, harnaché comme un Fragon d’Ilbimène et monté sur son poposse…
- Oh ! Belle bête !
… épiait chaque coup de Bonzarbonze, chaque éclair de gros Gougnards des Pétrés, chaque Bic…
- Paf…
… Acahi, acahi, scandaient les 20.000 poitrinormes de ses rouillards… Machaouais, machaouais, répondaient…
- Hein ?
- Globernes !
- Ah bon ! j’ai eu peur.
... les sbires grondants et crachants des Tormerdres de Flex et des Bonzars de Bubines Momolles.
- Bubines Momolles !... Ou allez-vous chercher tout ça ?
Le soleil parut… exberflouze, chansticot, glappe, mais où étaient donc passagas les Sigémons et les Mermerdres ?
Nib de berf… Pas un mec Tartoune, rien qu’un printemps Golgomire, une herbe fonfanière et des ris zotomir par pleines barbelles. C’est des moissons, ça, c’est des moissons !
Paysans de mon Storflac, vous avez avec amour, Brindulos… Disons-le, puisque nous sommes libres maintenant, disons-le, si, disons-le… rendu les Spontec Palpontac à la nature des Chachasses … Merci !
... Mic Muche, Mic Muche.
- Encore, encore.
... Mic Muche, mais tout ceci n’est donc qu’un rêve ?
... ...
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Bon week-end à vous tous.
Dans la.detresse les bons amis... Patience l'herbe deviendra du lait.
